Médecine anti-vieillissement

Une médecine préventive anti-âge

Réserve sur la médecine

anti-âge

Réserves sur les programmes anti-âge

Le voeu de demeurer éternellement jeune est profondément ancré dans la tradition européenne et aussi américaine. Cela vient du fait que l’Europe a adopté l’esthétique physique grecque, avec le rêve d’une fontaine de Jouvence. Ainsi, la médecine antivieillissement (MA) est-elle portée par une vague contemporaine, comprenant bien plus qu’une simple offre médicale ou cosmétique. Nous observons dans la société que la période d’adolescence s’est constamment allongée : les jeunes gens vivent aujourd’hui plus longtemps auprès de leurs parents. Les personnes âgées entre 40 et 50 ans cultivent un style de vie "jeune", pratiquant des sports actuels ou roulant en moto. La MA répond au besoin d’un rajeunissement lié à la deuxième moitié de la vie. Ce mouvement est renforcé par le fait que la première génération des baby-boomers atteint cet âge – génération ayant assimilé le culte de la jeunesse des années 60 et 70.

Des essais cliniques de l'investigation de risques et bénéfices des interventions de la médecine anti-âge sont encore en marche, ou à date n'ont pas donné de réponses définitives. Il est important d'être prudent et attendre que des études soient publiées et analysées. Il est important d'étudier des produits qui pourraient avoir un effet bénéfique sur la santé (comme la possibilité que les hormones anaboliques protègeraient, au moins à court terme, contre les fragilité du vieillissement). Toutefois, il est mauvais de commercialiser de tels produits avec des prétentions non prouvées.

On constate que l'efficacité d'une pléthore de produits n’est souvent pas prouvée et que la santé peut déjà être conservée à un âge avancé par des mesures sûres et connues de longue date : alimentation équilibrée, activité physique suffisante, abandon du tabagisme et traitements ponctuels des facteurs de risque comme une tension élevée. Les thérapies d’hormones de substitutions sont utiles pour des personnes souffrant de manière prouvée d’un déficit hormonal. Cependant, la prescription d’hormones supplémentaires à des seniors en bonne santé, comme "fontaine de Jouvence", n’est souvent d’aucune utilité. Et certains scientifiques sont d'avis que l’administration de doses supplémentaires de vitamines ne bénéficie qu’aux personnes dont l’alimentation ne fournit pas suffisamment de vitamines. Une des chances de la médecine antivieillissement pourrait être d’identifier rapidement d’éventuelles carences et d’intervenir alors uniquement de manière ciblée, lorsque cela est indiqué.

Le constat des experts semble le suivant : "Pour l’heure les possibilités de lutte contre le vieillissement sont en grande partie théoriques." En dépit de l’arsenal disponible, il semble en effet que l’efficacité prouvée des produits reste inversement proportionnel aux bénéfices qu’engendre ce marché. Il existe aujourd’hui trop de zones grises sur des produits dont on ne sait ni s’ils sont efficaces ni s’ils sont nocifs.

Pharmacies et supermarchés regorgent effectivement de pilules aux vertus séductrices. Verdict : aucune évidence scientifique à long terme de la pléthore de produits cosmétiques en marché libre - sanctionnée par un protocole d’étude alliant l’aléatoire et le placébo - ne leur confère un rôle bénéfique sur le processus de vieillissement. Sans pour autant l’exclure. En outre, les antioxydants censés neutraliser les radicaux libres sont tous présents dans des denrées alimentaires. De manière générale, l’usage des vitamines de synthèse est inoffensif. Quoique, les antioxydants constituent un danger lorsqu’ils sont consommés en surdose ou par des gens faisant partie d’un groupe à risque.

Le ciel n’est pas plus clair du côté des hormones. Sachant qu’avec l’âge l’équilibre hormonal se perd et leur concentration diminue, l’idée est de compenser ces manques par des moyens artificiels. Une arme "à double tranchant", soulignent certains médecins. Œstrogènes, testostérone ou hormones de croissance, en dépit des kilomètres de prescription ici et ailleurs, présentent non seulement des effets secondaires mais surtout aucune étude ne leur attribue un effet pouvant être qualifié de positif au sens d’un vieillissement réussi.

Il faut cependant noter que les scientifiques eux-mêmes sont en outre parfois divisés sur les effets de certaines interventions ou de certains produits.

Ce que l’on ne peut encore faire pour le corps, peut-on au moins le faire pour le mental ? Il ne semble pas. Les injections d’ADN ou la production d’implants neuronaux qui remplaceraient nos filaments nerveux relèvent encore de l’expérimentation de laboratoire. Le quintet préconisé aujourd’hui par la médecine antivieillissement pour garder l’esprit sain est: une bonne alimentation du cerveau, l’exercice physique, le maintien de l’équilibre hormonal, l’entraînement cérébral et la diminution du stress.

Et pourtant, il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Les scientifiques poursuivent des recherches qui directement ou indirectement rendront le grand âge plus doux. Les membres bioniques, commandés par les neurones du cerveau, existent. Les cellules souches adultes peuvent aujourd’hui fabriquer du cartilage ou du tissu cardiaque. Les prothèses rétiniennes ne sont pas loin d’être produites en masse. Sans oublier la chirurgie et la médecine esthétique. Nous sommes en plein progrès. Il y a des traitements qui marchent déjà. Dans un contexte très individualisé, des traitements hormonaux comme avec les hormones de croissance peuvent donner de bons résultats. Mais cela ne convient pas (encore) à une consommation de masse. Le manque de réglementation internationale sur ces produits "sans frontières", non soumis au marché des médicaments, ni contrôlés, entraîne des abus. Les perspectives restent néanmoins très intéressantes.

Il faut de plus noter que le nombre de professionnels se dirigeant vers cette pratique, augmente régulièrement. Ainsi, l'American Academy of Anti-aging Medicine comptait, il y a quelque temps, plus de 22,000 médecins et scientifiques pratiquant dans plus de 105 pays.

Cette page est inspirée (et contient des extraits) de l'article de Anne-Muriel Brouet, publié dans la Tribune de Genève sur le site web de l'Association des Médecins du Canton de Genêve.



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